Stuart Gordon, le turbulent des fluides

Stuart Gordon

Comme je le disais dans mon précédent article, je suis à cours de sujets hormis une parodie de chanson très private joke et un article polémique sur le « bon sens », et je suis mal à l’aise avec les deux pour des raisons différentes… Et comme j’entends toujours autant « beat them all » et des conneries sur la 3D autour de moi, je dois bien me rendre à l’évidence ; je suis inaudible et il est triste que les gens qu’on écoute le plus (#Kanye) ne soient pas forcément ceux qui ont quelque chose à dire… Fin 2009, je me lançais dans l’écriture de deux livres en simultané : un recueil de nouvelles et un livre sur le réalisateur Stuart Gordon. L’idée était qu’en menant deux projets en parallèle, je conserverais forcément de l’intérêt pour au moins l’un des deux ; et ça s’est plutôt vérifié. Mais j’ai surtout donné la priorité aux nouvelles, que j’ai envoyées à un éditeur en février 2014 et qui sont restées dans ses tiroirs – c’est une longue histoire – près de deux ans, et sans succès. Or à un moment donné, je m’étais demandé si ça n’aurait pas été intéressant de « sacrifier » une nouvelle en la publiant sur ce blog. Mais j’ai beaucoup hésité sur le candidat, puisqu’il fallait choisir l’une des histoires les plus efficaces, mais pas forcément la meilleure afin de préserver l’ensemble…

Et parce que j’ai eu l’occasion d’évoquer Stuart Gordon hier – merci à Vanessa d’avoir mentionné Dolls – Les Poupées (1987) en quittant le local de l’association – je me suis dit que c’est plutôt ce projet-là que je pourrais « sacrifier » sur mon blog. Déjà parce qu’il reste inachevé, même si je viens de me rendre compte en ouvrant le fichier qu’il était bien plus rédigé que dans mes souvenirs, mais aussi parce que ses chances d’être publié sont encore plus minces que celles de mes nouvelles. Ce n’est pas totalement un hasard ; j’ai voulu écrire ce livre parce qu’il se trouve que je dois être l’une des rares personnes en France à avoir vu (presque) tous ses films, mais ce statut « privilégié » présente hélas un corollaire malencontreux, puisque je suis aussi sans doute l’un des seuls à vouloir lire un ouvrage sur ce sujet… Mais après tout, mon blog n’existait pas à l’époque et mes élucubrations sur ses films ont peut-être plus leur place ici que sur une étagère à côté du Hitchcock/Truffaut que votre tante vous a offert quand vous lui avez annoncé que vous souhaitiez faire des études de cinéma ! Néanmoins, cette idée est encore fraîche et je ne suis pas certain de la manière de publier ici ces textes. Dois-je tout publier ou juste une sélection ? Ou tout réécrire ?

J’aimerais bien vous demander votre avis sur la question, puisque c’est vous qui allez le lire, mais vous me le donnez trop rarement, hélas… Alors pour vous donner une idée, mon manuscrit, mis de côté depuis août 2011, fait actuellement 56 pages et contient :

  • Une introduction de deux pages sur le réalisateur et ses thématiques de prédilection.
  • Une biographie de presque trois pages, mais très incomplète puisque recomposée à partir d’éléments trouvés ça et là… Si j’avais trouvé un éditeur, j’aurais sans doute fait la démarche de contacter Stuart Gordon pour obtenir davantage de détails.
  • Une filmographie d’une page, non exhaustive, qui ne comporte toutefois pas que les films qu’il a réalisés, mais aussi quelques-uns qu’il a écrits ou produits et dans lesquels on trouve sa patte, et auxquels j’avais donc l’intention de consacrer un texte.
  • Des articles a priori achevés sur les 9 films suivants : Re-Animator (1985), From Beyond (1986), Dolls (1987), Daughter of Darkness (1990), Robot Jox (1990), Le Puits et le Pendule (1991), Fortress (1992), Body Snatchers (1993, scénario) et Castle Freak (1995).
  • Des notes préparatoires sur les 6 films suivants : Chérie, j’ai rétréci les gosses (1989, scénario), Space Truckers (1996), Le Dentiste (1996, scénario), Progeny (1998, idée et production), King of the Ants (2003) et Stuck (2007).
  • Quelques notes sur les films Dagon (2001) et Edmond (2005), ainsi que sur ses épisodes de séries Dreams in the Witch-House (2005), The Black Cat (2007) et Eater (2008).

C’est uniquement par manque de temps que je n’ai pas pu rédiger les textes pour les deux dernières catégories de films. En revanche, j’avais également l’intention d’aborder son premier film réalisé pour la télévision, Bleacher Bums (1979), le confidentiel The Wonderful Ice Cream Suit (1998) et peut-être Deathbed (2002, producteur), mais ils sont très difficiles à trouver. Et c’est encore plus compliqué pour ses pièces de théâtre, y compris ses oeuvres les plus récentes comme Nevermore (2009) et la comédie musicale basée sur Re-Animator

Re-Animator (1985)

Re-Animator (1985) : une scène qui rappellera aux trois péquins qui l’ont vu mon propre court-métrage Théo 7 (2004)…

Mais je ne suis pas totalement à l’aise avec l’idée de recopier mes textes entiers sur ce blog. Je suis d’ailleurs souvent gêné en relisant mes vieux écrits. Je crains que plusieurs d’entre eux ne soient « périmés » et, sans être trop littéraires je pense, ils sont quand même très analytiques et détaillés. Or comme beaucoup d’entre vous – toutes proportions gardées puisque vous n’êtes pas si nombreux – se plaignent déjà de la longueur de mes articles, peut-être que des textes plus concis, et sur un ton plus léger, serviraient mieux à faire découvrir l’œuvre de Stuart Gordon. Surtout que le premier article est consacré à Re-Animator (1985), clairement le plus long puisque c’est son film le plus célèbre et le plus documenté. Il dépasse les six pages quand la plupart des autres n’en font que deux à quatre en général, et il est paradoxalement incomplet car je n’ai pas encore écouté l’un des deux commentaires audio du DVD, qui apporterait peut-être de nouvelles informations. Je me suis donc demandé si je ne devrais pas me limiter ici à ses films les moins connus… ce qui revient ici à traiter presque tous les autres ! En bref, que faire ? Consacrer un article à chaque film, quitte à ce qu’ils soient de longueur variable ? Commencer par un aperçu avec quelques lignes sur chaque film et vous demandez ceux que vous voudriez voir détaillés la prochaine fois ?

Dans tous les cas, il faudra sûrement débuter par un texte introductif, incluant des éléments de biographie car on peut difficilement apprécier le reste sans connaître certains détails de la carrière de Stuart Gordon, comme la mise en scène d’une pièce de théâtre en milieu médical appelée E/R (1982), dont il signe deux ans plus tard le scénario du pilote de la version télévisée, une sitcom à ne pas confondre avec ER (Urgences) mais dans laquelle jouait déjà George Clooney ! En attendant vos réponses, nombreuses et passionnées à n’en pas douter, je vous laisse avec la citation qui ouvre mon manuscrit et qui en annonce la couleur :

« Il y a toujours des gens qui pensent que les films d’horreur ne sont à la base pas très éloignés du cinéma porno. » Stuart Gordon

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