Tom Nook, l’incompris

Tom Nook

Dans un article publié sur Tiny Cartridge il y a deux ans, Eric Caoili reconnaissait lui-même qu’il était ringard (corny) de se plaindre de Tom Nook chaque fois qu’Animal Crossing faisait l’actualité. Mais je n’avais pas manqué de signaler cette éternelle injustice en commentaire, et j’avais reçu pas moins de cinq likes – oui, ce n’est pas très impressionnant mais c’est pas si mal pour ce petit blog et je rêve d’un tel niveau de popularité sur Twitter… Je trouve en effet quand même dingue que presque vingt ans après les débuts de la série, et même quinze depuis sa démocratisation sur DS, Tom Nook reste présenté par les journalistes flemmards comme un usurier. Car au-delà de l’insulte et de ce spécisme manifeste, cela témoigne à mon avis d’un rapport à l’argent maladif chez la plupart des joueurs… Ce qui ne serait pas étonnant si ça se limitait à la France, mais on a véritablement affaire à un malentendu pandémique.

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Six trouilles plus une

Halloween H20

Au départ, je n’étais pas très tenté de faire pour Halloween ce que j’avais fait pour Vendredi 13, n’ayant après tout pas de jeu dérivé cette fois, mais surtout parce que j’avais le pressentiment que même si le premier film est un chef d’œuvre, en tant que série, Halloween était bien plus mauvaise. Comme je l’avais expliqué au sujet de la franchise rivale, Halloween est déjà bien plus heurtée, avec un gros changement de direction au troisième épisode mais sans lendemain, puis pas moins de trois reboots en l’espace de cinq films… Or ironiquement, c’est le succès des Vendredi 13 chez Paramount qui a motivé la production chez Universal de suites à Halloween – un juste retour des choses puisque le long-métrage de John Carpenter avait inspiré son concurrent et lancé plus généralement la mode des slashers (même s’il existe quelques représentants plus anciens bien entendu). Le réalisateur n’avait toutefois pas spécialement l’intention d’en réaliser mais, comme l’argent pouvait lui assurer une certaine indépendance, il a accepté d’écrire et produire quelques suites tout en tournant d’autres films. Il a été notamment impliqué dans les deux suivants que vient de rééditer Le Chat qui fume et, comme je les ai commandés, autant les aborder. Et puis les suivants sont pour le coup tous disponibles sur Amazon Prime, sans exception cette fois et en VOSTF. J’avais donc peu d’excuses d’éviter ce second marathon même si, comme prévu, c’était nettement plus inégal…

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Huit films 13 intéressants (parfois)

Vendredi 13

Bien qu’étant un amateur de films d’horreur, j’aurai donc attendu d’avoir près de quarante ans pour voir le moindre film de la série Vendredi 13. Il faut dire que John Carpenter est l’un de mes réalisateurs préférés et qu’il a toujours dénigré ces films. En effet, même s’il reconnaît qu’il a fait son Halloween à l’époque où il était « plutôt du côté des cow-boys que des Indiens », il trouve le rival plus réactionnaire, enchaînant les meurtres gores de jeunes débiles, ce qui tend à nous mettre du côté de Jason… Ce n’est pas tout à fait faux, même si les victimes n’agissent pas de manière si stupide que ça, car il ne faut pas oublier que comme dans Halloween et comme le titre l’indique, les meurtres se déroulent en une nuit et elles n’ont donc pas forcément de raison d’être au courant de ce qu’il se passe. Quoi qu’il en soit, bien que le premier Halloween demeure très loin devant les Vendredi 13 mais aussi ses propres suites, les aventures de Jason m’ont semblé plus regardables que ce que je craignais.

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Souvenirs : La 4e Dimension (décembre 1998)

Packaging japonais de la Dreamcast

Fallait oser…

Souvenir précédent

J’avais arrêté ma série de « souvenirs » en mai dernier, peu avant de débuter ma formation, alors qu’il m’en restait au moins un à évoquer. Et ça aurait été dommage de ne pas en parler car cela reste incontestablement l’un des plus marquants en matière de jeux vidéo, même si ma nostalgie pour la Dreamcast a sévèrement chuté depuis, mais j’y reviendrai en fin d’article… À l’époque, c’était bien sûr très différent. On ressortait de la Saturn, une période bien difficile qui a en plus coïncidé avec les nombreuses désillusions de l’adolescence. J’ai alors compris que ce qui faisait le succès d’une console, ce n’était pas tant ses jeux que son marketing. Mais alors qu’on avait eu la Saturn sur le tard, en 1996 après sa baisse de prix, mon frère s’était jeté sur une Dreamcast japonaise comme il l’avait fait pour le 32X, au prix fort mais pas tout à fait au lancement non plus ; il avait quand même attendu la sortie de Sonic Adventure à Noël 1998. Compte tenu de cette folie, il avait donc attendu que mes parents soient couchés pour déballer la console en douce… Et ça a été un choc, aussi étrange qu’inoubliable.

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Des petits fragments de réalité…

La Stéréo-Carte de Léon Lévy

Cela fait presque trois mois que je n’ai pas publié d’article et, même si j’en ai quelques uns en projet, j’avais plus envie d’en « improviser » un sur mon sujet de prédilection… Parce que, et ça ne va surprendre aucun de mes trois lecteurs, plus le temps passe, plus j’ai vraiment envie de faire quelque chose autour de la 3D. Certes, la demande est de moins en moins là, mais y a aussi de moins en moins de concurrence, et c’est de toute façon ma manière d’être. Bien que ma formation actuelle me destine à la création de sites web ou d’applis mobiles, j’ai créé un logo dans ce sens dans le cadre d’un projet sur le personal branding. Mais que faire ? J’avais songé à me lancer dans l’édition vidéo, mais l’un des deux gars du Chat qui fume m’a confirmé que c’est casse-gueule. Et dans le jeu vidéo, la VR a déjà beaucoup de mal à se démocratiser, et les développeurs du domaine ont plutôt tendance à taper sur la 3D pour brosser le grand public dans le sens du poil – tout en reconnaissant qu’il n’y pas de VR sans 3D…

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Comment j’ai perdu 10 kilos en six mois et sans effort

Thor et sa prothèse de surpoids

Moi début mars (à gauche) et moi maintenant (à droite). Enfin à peu près. Bon en fait pas du tout… T_T

Avant tout chose, je ne garantis pas que ce « régime » marchera sur tout le monde, et peut-être qu’il a été rapide avec moi parce que j’étais en surpoids ; j’ai d’ailleurs à peu près retrouvé la masse que j’avais il y a une dizaine d’années. Mes abdominaux ne sont donc pas plus saillants qu’à l’époque, en mode « tablette de chocolat recouverte de saindoux » mais j’ai pu remettre certains pantalons que j’avais mis de côté parce qu’ils étaient un peu trop serrés… Et il me faut également préciser deux choses en préambule. La première est que je pense avoir une alimentation relativement équilibrée ; je ne vais plus au fast-food, je ne bois presque pas d’alcool ni de soda (à cause de problèmes de reflux gastrique), je mange pas mal de légumes, du poisson à quatre repas par semaine, du fromage une seule fois par jour, etc. Cela étant, je consomme quand même beaucoup de conserves et de plats préparés par manque de temps, et j’ai deux fois par jour ma drogue sur laquelle il m’est physiquement impossible de tirer une croix, le Cappuccino. Quant à la seconde précision, c’est que je ne cherchais même pas spécialement à perdre du poids initialement, mais à diminuer mon taux de glycémie…

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Les matches mixtes dans le catch, ça marche !

Callihan Vs. Blanchard à Slammiversary XVII

Un match mixte en main event d’un pay-per-view de catch

Il ne vous a sans doute pas échappé que les femmes sont de plus en plus mises en avant dans de nombreux domaines comme le divertissement (en particulier le cinéma) et le sport, non sans difficultés parfois. Et c’est aussi vrai dans le catch, « divertissement sportif » par excellence, comme je l’ai abordé dans un article précédent. J’y évoque notamment le fait que la WWE a largement capitalisé sur ce « phénomène », certes avec peut-être un peu d’opportunisme parfois mais avec une réussite indéniable. Car si elle a beaucoup profité du star power de Ronda Rousey, on ne peut pas nier que son départ a largement été compensé par Becky « The Man » Lynch qui s’est imposée depuis comme l’une des stars les plus populaires de la promotion, hommes compris – reste à voir si son arrogance ne va pas se retourner contre elle à terme… Mais tout cela est forcément un peu vexant pour les autres compagnies (mentionnées dans l’article) qui avaient misé bien avant sur les femmes, comme la TNA dès 2007, même si je ne l’avais pas cité comme l’une des dix raisons pour lesquelles je la préfère à la WWE – mais plusieurs femmes sont citées dans la raison n°1 ! Affaiblie par la politique de siphonnage des indés de la WWE, l’actuelle Impact Wrestling profite quand même d’une division féminine solide à défaut d’être peuplée, avec des lutteuses accomplies comme Taya Valkyrie, Rosemary, Havok ou encore Tessa Blanchard. Mais surtout, pour ne pas passer pour le suiveur (qu’elle n’est pas), elle s’est lancée sur le « marché » risqué du match mixte.

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Des publications injustifiées sur le web

Justified

Si, si, ce choix d’image est justifié, car elle est tirée de la série Justified

Il y a une chose qui m’énerve au plus haut point dans la vie, c’est que pendant que certains râlent contre les interdits en mode « on ne peut plus rien faire » alors que la plupart d’entre eux (tabac, ceinture de sécurité et Cie) sont imposés pour le bien-être de chacun (et en premier lieu le leur), la grande majorité semble se satisfaire de conventions à la noix. Certaines sont si anciennes que l’on continue de les marteler sans même vérifier qu’elles soient toujours pertinentes. Or hélas, il est parfois très difficile de revenir dessus à cause de nos habitudes (cf. cette conférence TED sur l’habituation) ; l’un des meilleurs exemple est le clavier AZERTY. Les premières machines à écrire utilisaient un clavier dans l’ordre alphabétique mais, en tapant trop vite, on avait tendance à appuyer sur deux touches consécutives causant un emmêlement des barres à caractère. Du coup la disposition AZERTY a été conçue pour éloigner au maximum les lettres qui se suivent fréquemment dans la langue – même si c’est un peu raté pour « ERT » – afin de ralentir la frappe ! Sauf que les utilisateurs se sont vite habitués à cette disposition, et ceux qui ont utilisé des machines à écrire ont sans doute encore rencontré le problème de l’emmêlement. Et cela n’a bien sûr plus lieu d’être sur nos claviers modernes et virtuels, mais il est trop tard pour chambouler tous nos automatismes…

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Sainte pop

Propaganda

J’avais finalement oublié de le dire dans ma sélection précédente, mais l’une des raisons pour laquelle il y a souvent confusion entre new wave et synth pop, c’est surtout que les amateurs d’un genre sont souvent ceux de l’autre, dont moi bien sûr. Donc même si ça me hérisse le poil d’entendre Depeche Mode rattaché à la new wave, ça ne m’empêche pas d’adorer ce groupe et je vous propose donc cette fois une sélection de synth pop encore plus généreuse (vingt titres) mais, comme le genre est autrement plus connu, j’ai essayé de dénicher des groupes et/ou des titres moins évidents… Quitte à brouiller les pistes avec le seul morceau de The Human League accompagné de guitare, et j’aurais peut-être mis Theme For Great Cities dans ma sélection précédente s’il y avait eu des paroles ! Il est du reste naturel que les premiers morceaux de la liste sonnent encore new wave, puisque la synth pop devient véritablement un « phénomène » vers 1982. Je me suis aussi efforcé de ne pas trop partir dans le disco-rock ou la dance, même si je ne ferai probablement pas de troisième partie.

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Ma Nouvelle Vague

Joy Division

Je profite d’un rare moment de libre de plus d’une demi-heure pour publier un article rapide, et sur la musique pour changer. Je me suis d’ailleurs fait la réflexion récemment que j’aurais pu écrire un ou deux « souvenirs » musicaux, même si ça aurait peut-être été embarrassant… Mais il faut dire aussi que j’ai été un peu refroidi par le genre quand j’ai réalisé à quel point les vidéos pouvaient disparaître rapidement. Enfin bref, comme d’habitude, j’en profite aussi pour faire la leçon car, même si les genres sont difficiles à définir quel que soit le domaine, et finalement assez subjectifs et vains, il y a quand même une confusion assez claire entre new wave et synth pop, au point qu’elle semble aujourd’hui formalisée ; « au départ la new wave était similaire au punk rock [et] elle a engendré d’autres genres [dont] la synth pop » lit-on sur Wikipedia. En fait le terme est employé en musique dès le début des années 1970 avec le Velvet Underground, mais revient surtout fin 1976 pour le différencier du punk, avec des groupes comme Buzzcocks. Il s’essouffle aux alentours de 1982 avec l’explosion de la synth pop menée par Gary Numan, mais le temps que ces phénomènes touchent d’autres pays, et sachant que les États-Unis avaient une définition différente (plus pop) de la new wave (Talking Heads, Blondie), ça a brouillé les cartes. Je vous conseille en tout cas de jeter un œil (ou plutôt une oreille) à la compilation Collectorama New Wave ; vous serez sans doute surpris.

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