Auteur : Guillaume Verdin

Comment j’ai perdu 10 kilos en six mois et sans effort

Thor et sa prothèse de surpoids

Moi début mars (à gauche) et moi maintenant (à droite). Enfin à peu près. Bon en fait pas du tout… T_T

Avant tout chose, je ne garantis pas que ce « régime » marchera sur tout le monde, et peut-être qu’il a été rapide avec moi parce que j’étais en surpoids ; j’ai d’ailleurs à peu près retrouvé la masse que j’avais il y a une dizaine d’années. Mes abdominaux ne sont donc pas plus saillants qu’à l’époque, en mode « tablette de chocolat recouverte de saindoux » mais j’ai pu remettre certains pantalons que j’avais mis de côté parce qu’ils étaient un peu trop serrés… Et il me faut également préciser deux choses en préambule. La première est que je pense avoir une alimentation relativement équilibrée ; je ne vais plus au fast-food, je ne bois presque pas d’alcool ni de soda (à cause de problèmes de reflux gastrique), je mange pas mal de légumes, du poisson à quatre repas par semaine, du fromage une seule fois par jour, etc. Cela étant, je consomme quand même beaucoup de conserves et de plats préparés par manque de temps, et j’ai deux fois par jour ma drogue sur laquelle il m’est physiquement impossible de tirer une croix, le Cappuccino. Quant à la seconde précision, c’est que je ne cherchais même pas spécialement à perdre du poids initialement, mais à diminuer mon taux de glycémie…

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Les matches mixtes dans le catch, ça marche !

Callihan Vs. Blanchard à Slammiversary XVII

Un match mixte en main event d’un pay-per-view de catch

Il ne vous a sans doute pas échappé que les femmes sont de plus en plus mises en avant dans de nombreux domaines comme le divertissement (en particulier le cinéma) et le sport, non sans difficultés parfois. Et c’est aussi vrai dans le catch, « divertissement sportif » par excellence, comme je l’ai abordé dans un article précédent. J’y évoque notamment le fait que la WWE a largement capitalisé sur ce « phénomène », certes avec peut-être un peu d’opportunisme parfois mais avec une réussite indéniable. Car si elle a beaucoup profité du star power de Ronda Rousey, on ne peut pas nier que son départ a largement été compensé par Becky « The Man » Lynch qui s’est imposée depuis comme l’une des stars les plus populaires de la promotion, hommes compris – reste à voir si son arrogance ne va pas se retourner contre elle à terme… Mais tout cela est forcément un peu vexant pour les autres compagnies (mentionnées dans l’article) qui avaient misé bien avant sur les femmes, comme la TNA dès 2007, même si je ne l’avais pas cité comme l’une des dix raisons pour lesquelles je la préfère à la WWE – mais plusieurs femmes sont citées dans la raison n°1 ! Affaiblie par la politique de siphonnage des indés de la WWE, l’actuelle Impact Wrestling profite quand même d’une division féminine solide à défaut d’être peuplée, avec des lutteuses accomplies comme Taya Valkyrie, Rosemary, Havok ou encore Tessa Blanchard. Mais surtout, pour ne pas passer pour le suiveur (qu’elle n’est pas), elle s’est lancée sur le « marché » risqué du match mixte.

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Des publications injustifiées sur le web

Justified

Si, si, ce choix d’image est justifié, car elle est tirée de la série Justified

Il y a une chose qui m’énerve au plus haut point dans la vie, c’est que pendant que certains râlent contre les interdits en mode « on ne peut plus rien faire » alors que la plupart d’entre eux (tabac, ceinture de sécurité et Cie) sont imposés pour le bien-être de chacun (et en premier lieu le leur), la grande majorité semble se satisfaire de conventions à la noix. Certaines sont si anciennes que l’on continue de les marteler sans même vérifier qu’elles soient toujours pertinentes. Or hélas, il est parfois très difficile de revenir dessus à cause de nos habitudes (cf. cette conférence TED sur l’habituation) ; l’un des meilleurs exemple est le clavier AZERTY. Les premières machines à écrire utilisaient un clavier dans l’ordre alphabétique mais, en tapant trop vite, on avait tendance à appuyer sur deux touches consécutives causant un emmêlement des barres à caractère. Du coup la disposition AZERTY a été conçue pour éloigner au maximum les lettres qui se suivent fréquemment dans la langue – même si c’est un peu raté pour « ERT » – afin de ralentir la frappe ! Sauf que les utilisateurs se sont vite habitués à cette disposition, et ceux qui ont utilisé des machines à écrire ont sans doute encore rencontré le problème de l’emmêlement. Et cela n’a bien sûr plus lieu d’être sur nos claviers modernes et virtuels, mais il est trop tard pour chambouler tous nos automatismes…

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Sainte pop

Propaganda

J’avais finalement oublié de le dire dans ma sélection précédente, mais l’une des raisons pour laquelle il y a souvent confusion entre new wave et synth pop, c’est surtout que les amateurs d’un genre sont souvent ceux de l’autre, dont moi bien sûr. Donc même si ça me hérisse le poil d’entendre Depeche Mode rattaché à la new wave, ça ne m’empêche pas d’adorer ce groupe et je vous propose donc cette fois une sélection de synth pop encore plus généreuse (vingt titres) mais, comme le genre est autrement plus connu, j’ai essayé de dénicher des groupes et/ou des titres moins évidents… Quitte à brouiller les pistes avec le seul morceau de The Human League accompagné de guitare, et j’aurais peut-être mis Theme For Great Cities dans ma sélection précédente s’il y avait eu des paroles ! Il est du reste naturel que les premiers morceaux de la liste sonnent encore new wave, puisque la synth pop devient véritablement un « phénomène » vers 1982. Je me suis aussi efforcé de ne pas trop partir dans le disco-rock ou la dance, même si je ne ferai probablement pas de troisième partie.

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Ma Nouvelle Vague

Joy Division

Je profite d’un rare moment de libre de plus d’une demi-heure pour publier un article rapide, et sur la musique pour changer. Je me suis d’ailleurs fait la réflexion récemment que j’aurais pu écrire un ou deux « souvenirs » musicaux, même si ça aurait peut-être été embarrassant… Mais il faut dire aussi que j’ai été un peu refroidi par le genre quand j’ai réalisé à quel point les vidéos pouvaient disparaître rapidement. Enfin bref, comme d’habitude, j’en profite aussi pour faire la leçon car, même si les genres sont difficiles à définir quel que soit le domaine, et finalement assez subjectifs et vains, il y a quand même une confusion assez claire entre new wave et synth pop, au point qu’elle semble aujourd’hui formalisée ; « au départ la new wave était similaire au punk rock [et] elle a engendré d’autres genres [dont] la synth pop » lit-on sur Wikipedia. En fait le terme est employé en musique dès le début des années 1970 avec le Velvet Underground, mais revient surtout fin 1976 pour le différencier du punk, avec des groupes comme Buzzcocks. Il s’essouffle aux alentours de 1982 avec l’explosion de la synth pop menée par Gary Numan, mais le temps que ces phénomènes touchent d’autres pays, et sachant que les États-Unis avaient une définition différente (plus pop) de la new wave (Talking Heads, Blondie), ça a brouillé les cartes. Je vous conseille en tout cas de jeter un œil (ou plutôt une oreille) à la compilation Collectorama New Wave ; vous serez sans doute surpris.

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Souvenirs : L’invraisemblable vérité (octobre 1996)

Souvenir précédent

Mission : Impossible (1996)Suivant mon planning approximatif et évolutif, ce souvenir devait être l’avant-dernier mais il risque hélas d’être mon dernier article de blog tout court pour un certain temps… Cependant, son thème tombe du coup assez bien, déjà parce que Brian De Palma est mon réalisateur préféré et que je l’ai réellement découvert avec Mission : Impossible (1996), mais aussi parce qu’il me permet d’évoquer des souvenirs bien plus anciens, auxquels j’aurais pu d’ailleurs consacrer des articles qui n’auraient toutefois pas collé à ce format. En effet, tout remonte à un traumatisme d’enfance qui me semblait avoir eu lieu quand j’avais environ trois ans, car je crois que c’est à partir de cet âge que j’ai eu des difficultés à m’endormir pendant pas mal d’années, mais je n’en suis plus très certain. Dans mon souvenir, j’avais vu à la télévision un homme face à son miroir enlever peu à peu des parties de son visage pour révéler une apparence monstrueuse, ce qui fait évidemment penser (hormis la fin) à une scène de L’Homme qui venait d’ailleurs (1976) avec David Bowie. Mais je me rappelle aussi que mon frère avait parlé de la série La Cinquième Dimension, et après recherches, j’ai fini par trouver l’épisode A Day in Beaumont (réalisé par le Français Jeannot Szwarc) qui ne colle pas parfaitement non plus, même si ces arrachages de masques m’auraient forcément traumatisé. Le souci est qu’il n’a été diffusé aux États-Unis qu’en avril 1986, et j’ai sans doute pu avoir vu avant ça la mini-série V (1983) où l’on trouve aussi une scène dérangeante d’un extra-terrestre qui arrache lentement la peau de son visage…

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Souvenirs : Les rêves brisés (fin 1995)

Souvenir précédent

Dans mon article consacré à la TNA/Impact Wrestling, je racontais que j’avais découvert cette compagnie en cherchant ce qu’était devenu Goldust. Je l’avais d’abord retrouvé à la WWE quand je m’étais remis au catch en 2002, alors qu’il venait juste de revenir de la défunte WCW, mais il est finalement reparti fin 2003. Or quand j’ai commencé à suivre la TNA au printemps 2005 (je crois), même si j’ai vu quelques pay-per-view rétrospectivement, c’était un peu trop tard puisqu’il venait de quitter la compagnie… avant d’y revenir en 2007. Le bougre a en effet beaucoup bougé, puisqu’il vient de terminer son cinquième (!) run à la WWE pour rejoindre l’AEW de son frangin ! Et s’il m’a beaucoup marqué, c’est qu’il a sans doute été le premier catcheur dont je suis devenu fan, ayant assisté à ses débuts. Une découverte tardive, donc, mais avant que Nulle par ailleurs ne démocratise l’esprit Canal au milieu des années 1990 justement, beaucoup de gens (dont ma famille) avaient tendance à oublier que la chaîne avait des programmes en clair. Donc jusque-là, ma perception du catch se limitait aux pubs pour les jeux dans les magazines, et surtout à mes séjours au Royaume-Uni puisque la discipline y était bien plus populaire. Je me souviens y être resté bloqué sur un PLV d’Ultimate Warrior, catcheur certes médiocre mais qui ressemblait à un Maître de l’univers en vrai.

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Souvenirs : La trahison (mai 1995)

Souvenir précédent

Mortal Kombat (arcade)Le dernier souvenir correspondant à un jeu vidéo remonte à environ trois ans plus tôt, mais celui que je vais aborder à présent couvre en réalité plusieurs années et une part importante du début de mon adolescence. Au cas où mes articles sur le cinéma en particulier n’auraient pas été assez clairs, j’ai toujours été très peureux, mais fasciné par ce qui m’effrayait. Le premier Mortal Kombat (1992) a eu un impact mondial – j’ai récemment traduit un article à ce sujet pour Le Mag MO5.COM – mais plus particulièrement sur moi, et il y avait plusieurs raisons à cela. Déjà, comme pour tout le monde, il y avait l’aspect gore qui, cumulé aux graphismes digitalisés, donnait un aspect snuff movie au jeu et accentuait son côté transgressif. Mais il y avait aussi le fait que le portage Mega Drive était considéré le meilleur (surtout parce que le gore n’y était pas censuré) comme l’évoque justement l’article et, étant alors un joueur SEGA, cette version revêtait ainsi un caractère « militant » dans la guerre des 16-bit. Et puis étant fan de ninjas, d’arts martiaux et me souvenant sans doute inconsciemment du personnage des Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (1986) qui a inspiré Raiden, son univers me parlait.

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Souvenirs : Les Montagnes russes (janvier 1993)

Souvenir précédent

Dracula (1992)Après six souvenirs consécutifs consacrés aux jeux vidéo, j’en reviens à mon autre passion, le cinéma, laissé en 1989 avec une projection sous tension d’Abyss. Non pas qu’aucun long-métrage ne m’ait marqué jusque début 1993, mais comme la plupart des films déjà abordés (et ceux à venir), Dracula (1992) fait encore partie de mes préférés aujourd’hui. Et il y a en plus un critère objectif cette fois ; c’est le premier film interdit aux moins de douze ans que j’ai vu. Ayant un an d’avance, j’avais été très frustré de ne pas avoir l’âge requis pour Terminator 2 à l’automne 1991 alors que (presque) tous mes camarades de classe l’avaient – cela m’a permis au moins de voir d’abord l’original que j’estime toujours aujourd’hui bien meilleur (mais c’est un autre débat). Jusque-là, j’étais déjà très attiré par le cinéma fantastique, comme beaucoup d’enfants, et j’avais dû être impressionné par la bande-annonce, notamment le fameux plan de la croix qui tombe au ralenti. Il faut dire aussi que la photographie de Michael Ballhaus, surtout connu pour son travail avec Fassbinder – et ce sont clairement les films de ce réalisateur que je préfère –, est somptueuse. J’ai donc couru aller voir le film à sa sortie au cinéma près de chez moi et, une fois ma place achetée, j’ai patienté dans le hall le temps que la séance précédente finisse. Et c’est alors que je me suis approché du panneau où sont épinglées toutes les photos des films proposés dans les deux salles du cinéma…

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Souvenirs : Tel est pris qui croyait prendre (1992)

Souvenir précédent

El Viento (Mega Drive)En 1990, je suis rentré en sixième et j’ai rapidement sympathisé avec un dénommé Nicolas, car il avait lui aussi une Master System. Mais pour Noël (ou son anniversaire en fin d’année ?), il devait avoir la Mega Drive, et je me souviens qu’il avait même le droit de toucher la manette en avance – la console est sortie en novembre. Nous l’aurons également mais plus tard, en 1991 il me semble, avec Quackshot et Mercs, via l’ami de mon frère qui avait l’Atari ST – tout se recoupe ! Le problème est que sur la 16-bit de SEGA, surtout au début bien entendu, on ne trouvait pas aussi facilement de jeux à 99 F et l’achat d’une cartouche demandait plus de réflexion, surtout qu’il fallait se mettre d’accord avec mon frère. Cela dit, j’avais eu l’idée de profiter d’un anniversaire pour demander à mes amis de se cotiser pour m’acheter un jeu, plutôt que chacun ramène un gadget comme le veut la tradition. À cette époque, j’organisais plutôt mon anniversaire en janvier pour ma fête car en août, tous les copains étaient en vacances… Et donc une fois, sans doute en janvier 1992 (mais peut-être en 1993), j’avais demandé à Nicolas d’organiser une cagnotte pour m’offrir Last Battle (1989). Oui, enfant j’avais des goûts de chiotte et je ne choisissais pas les jeux en fonction de leurs qualités – je savais qu’il avait eu des mauvaises notes – mais tout simplement au feeling, et il n’était pas cher, dans les 200 F je crois. En passant, je croyais juste qu’il était pompé sur Ken le Survivant et j’ignorais que l’original japonais était sous licence officielle du manga…

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