Courts-métrages

Invasion, ivre de films de série B

Invasion (2005)

Mon deuxième film de fin d’année demeure assez clairement mon préféré. Si son tournage n’a pas été sans heurt – quel tournage l’est ? – mais j’y reviendrai, Invasion est celui dont le résultat colle le plus à mon intention, et peut-être celui qui a le mieux vieilli. Il faut dire qu’il a été en général bien accueilli alors que, de mon point de vue, ça semble un peu paradoxal parce qu’il aborde un sujet très personnel… Disons que, ce que moi et quelques autres prendront pour une dénonciation déguisée, la plupart des gens y verront un concept grotesque mais qui rend le film d’autant plus amusant, j’imagine. Car aussi fantastique et parodique soit le résultat, il est en réalité inspiré par des expériences vécues ! Mais si Invasion m’est si personnel, c’est aussi que, davantage encore que dans Théo 7, j’en ai profité pour mettre un peu tout ce que j’aime, en suivant avant tout le canevas d’un des films qui ont eu le plus gros impact sur moi, Invasion of the Body Snatchers (1978), le deuxième du nom.

Lire la suite

Théo 7 – Nostalgie des années 1980

Théo 7 (2004)

Comme je l’expliquais dans mon article introductif, tous les étudiants en réalisation à l’EICAR pouvaient créer un court-métrage en fin d’année, même si les moyens étaient limités. Au moins tout le monde était sur un pied d’égalité il me semble, car c’était en deuxième année que les auteurs des films primés l’année précédente gagnaient l’accès à la pellicule… Si ce n’est que pour être primé, il fallait déjà avoir été sélectionné pour la projection de fin d’année, et on va dire par euphémisme que mon prof principal menait largement les débats. Et pourtant je n’avais pas choisi la facilité pour mon premier court-métrage. Il faut dire que j’en avais eu l’idée bien avant de connaître les moyens mis à disposition, durant mon année sabbatique entre mon école d’ingénieur et l’EICAR. N’ayant jamais été à l’aise avec le format court, j’avais donc réfléchi à plusieurs idées, et Théo 7 me semblait la plus porteuse. Et déjà je m’orientais vers l’onirisme, m’inspirant de rêves que j’ai pu faire de jouets ou de consoles qui n’étaient pas vraiment comme dans la réalité… Je crois que c’était aussi parti d’un délire avec un ami où l’on avait imaginé un ordinateur parlant et un peu trop conscient. Autre signe du destin, le titre du film est un jeu de mots avec le micro-ordinateur TO7 de 1982, et je n’avais alors pas la moindre idée que j’allais rejoindre l’association MO5.COM quelques années plus tard !

Lire la suite

L’exercice a été profitable

Qui a peur de Virginia Woolf... dans le parking ?

Cela faisait longtemps que je souhaitais mettre en ligne mes courts-métrages, jusqu’ici uniquement disponibles sur Facebook mais dans une qualité moindre, bien qu’ils aient tous été tournés en définition standard ; j’ai été diplômé de l’EICAR en 2006, au moment où la HD commençait juste à se démocratiser dans la prise de vue – l’un des nombreux mauvais timings qui ont émaillé ma « carrière »… Ces films eux-mêmes n’ont du reste pas toujours été faits au « bon » moment. Il faut préciser en préambule que cette école d’audiovisuel est l’une des rares, peut-être même la seule, à permettre à tous les étudiants en réalisation de tourner un film de fin d’année. S’il y avait également des sélections des meilleurs scénarios et des récompenses aux films primés lors des projections de fin d’année, c’était uniquement pour pouvoir tourner en pellicule, en général avec une équipe plus chevronnée. Or ça a souvent été mon souci ; comme j’étais toujours prêt avant les autres, je prenais les premiers créneaux de tournage dont personne ne voulait, et je me retrouvais à faire mes films précisément en même temps que ceux en pellicule qui mobilisaient du coup les meilleurs techniciens…

Lire la suite