La femme est l’avenir du catch

Lufisto

Lufisto – Parce qu’elles sont réglées, les femmes ne pourraient pas catcher ?

Dans mon article sur les coïncidences amusantes de la vie, j’avais évoqué ma passion pour le catch féminin – un aveu toujours difficile à faire quand je vois que la majorité des gens qui m’entourent ne comprennent rien au catch tout court… En plus, jusqu’à encore récemment, la plus grosse promotion au monde, la WWE, avait plutôt tendance à entretenir les préjugés du public : des bimbos siliconées qui se crêpent le chignon. Heureusement, le timing est plutôt bon pour défendre le catch féminin, actuellement en pleine « Diva Revolution » qui s’intègre clairement dans un mouvement féministe plus général, en particulier dans le sport – et aussi chez les kamikazes, mais ça on s’en serait passé. Les joueuses apparaissent sur la couverture du dernier FIFA – les Américains s’intéressent de toute façon davantage au versant féminin de notre « soccer » – et Ronda Rousey est même seule sur celle du prochain jeu UFC ; elle a certes perdu son titre juste après l’annonce mais cela reste une excellente nouvelle (y compris sa défaite !). Je vais donc tenter de tracer un panorama de la discipline en essayant de me souvenir à peu près comment je l’ai moi-même découverte.

Pour être honnête, mes souvenirs sont assez vagues car lorsque je me suis intéressé au catch vers 2002, j’ai dû télécharger un peu tout et n’importe quoi, et de fil en aiguille certaines choses m’ont plus enthousiasmé que d’autres. Je sais que j’ai découvert assez rapidement la FMW, une promotion japonaise spécialisée dans le hardcore, c’est-à-dire un catch « violent » avec barbelés, punaises et autres joyeusetés – on en a un aperçu dans le film The Wrestler. C’est tout aussi truqué que le catch traditionnel mais quand même plus dangereux, ironiquement plus à cause des maladies transmissibles par le sang qu’à cause des blessures. Dans le genre, j’ai notamment été impressionné par une spécialité nippone, les matches de barbelés électrifiés, probablement inoffensifs mais spectaculaires et surtout riches en suspense, puisque toucher les cordes autour du ring déclenche une « explosion » (enfin, des pétards). Or l’un des premiers que j’ai vus devait opposer Megumi Kudo à Shark Tsushiya ou Combat Toyoda, c’est-à-dire des femmes. J’ai dû aussi découvrir rapidement à cette époque celle qui deviendra l’une de mes catcheuses préférées, Chigusa Nagayo.

Chigusa Nagayo

Véritable légende de la discipline, elle a débuté le 8 août 1980 (quelques jours avant ma naissance, donc) à seulement seize ans comme beaucoup de catcheuses japonaises. Je ne vais pas résumer sa carrière, mais elle apparaît notamment dans l’un de mes documentaires préférés, GAEA Girls (2000) réalisé par la féministe Kim Longinotto, un film d’autant plus surprenant qu’il respecte la « fayfabe » – il fait comme si le catch était un sport réel. De proche en proche, j’ai aussi découvert des catcheuses moins hardcore voire pas du tout comme Mariko Yoshida, que j’ai eu la chance de rencontrer à Japan Expo en 2007 et 2008. C’est d’ailleurs elle qui m’a amené ensuite à m’intéresser à des catcheuses américaines comme Cheerleader Melissa qu’elle a entraînée. Jusque là, je ne connaissais évidemment que les divas de la WWE, et même si certaines comme Lita ou Molly Holly avaient un talent évident, la promotion ne souhaitait alors jamais leur donner des matches de plus de cinq minutes, durant lesquels elles se tiraient les cheveux ou s’arrachaient leur lingerie (doublée), quand elles ne faisaient tout simplement pas office de « valet » pour des catcheurs.

Pendant ce temps, je découvrais l’âge d’or du catch féminin japonais au début des années 1990. D’ailleurs, je l’ignorais à l’époque, mais ce sont des matches féminins qui ont été élus « match de l’année » en 1993 (Manami Toyota & Toshiyo Yamada vs. Dynamite Kansai & Mayumi Ozaki) et en 1995 (Manami Toyota vs. Kyoko Inoue) par le Wrestling Observer, la référence en la matière aux États-Unis. Lorsque l’on regarde les shows inter-promotionnels démesurés de l’époque, comme les fameux Dream Slam, on peut se demander comment ce catch a-t-il pu connaître un succès populaire là-bas. Il faut quand même être un connaisseur pour apprécier ces matches longs – celui de 1995 dure une heure – et techniques, et ce n’est clairement pas pour se rincer l’œil. Les catcheuses japonaises ressemblent souvent à de jeunes garçons, ce qui explique d’ailleurs sans doute la tradition (à mon goût trop tenace) de leur faire porter des jupes. Mais je pense que les catcheuses de l’époque ont su montrer qu’elles présentaient de nombreux avantages sur leurs homologues masculins, et qu’elles pouvaient donc donner des matches aussi bons voire meilleurs dans les mêmes conditions.

Lioness Asuka

Lioness Asuka – Les catcheuses militent pour le droit à l’avortement à leur manière… (Source)

Théoriquement, les femmes ne sont handicapées par rapport aux hommes que sur la masse, et donc l’impact des coups. C’est d’ailleurs pourquoi je trouve dommage que les Américaines s’entêtent à enchaîner les cordes à linge comme le font les hommes lorsqu’ils reprennent le dessus dans un match. En revanche, elles sont plus rapides, plus souples et parfois même plus acrobatiques ; les high flyers masculins dépassent rarement 1,75 m après tout ! En plus, le catch japonais est globalement plus « stiff » : les coups sont donnés plus franchement, les catcheurs retombent souvent sur la nuque, on hésite moins à se donner des coups de chaise ou à traverser des tables… Et les Japonaises pratiquent plus souvent le catch hardcore que leurs homologues masculins, qui ne le font que dans les promotions spécialisées ! En effet, hormis quelques exceptions comme Hustle, les promotions japonaises ne sont pas mixtes comme en Occident ; les femmes ont leurs propres ligues et jouent donc rarement les managers pour des hommes. Mais cela n’est hélas pas totalement positif car, aujourd’hui, ces promotions sont bien moins médiatisées et donc plus fragiles…

Et donc, tout cela m’a finalement ramené vers le catch féminin occidental, mais par le biais de la scène indépendante. De plus, il se trouve qu’en 2006 et 2007, France Catch a organisé plusieurs shows (initialement) 100% féminins à Nanterre, auxquels j’avais d’autant plus envie d’assister qu’il n’était par ailleurs pas très simple de voir du catch en région parisienne. Évidemment, le style ressemblait plutôt à ce que montrait la WWE à l’époque, mais j’ai quand même découvert la légende britannique Saraya Knight (la mère de Paige pour info), et des catcheuses qui se sont révélées quelques années plus tard comme Alpha Female ou Portia Perez. C’est de manière générale toujours jouissif de se dire qu’on a vu dans des salles minuscules des catcheurs qui sont aujourd’hui des stars (Daniel Bryan, Kevin Owens et Cie)… Et alors que je découvrais avec plusieurs années de retard la nouvelle génération au Japon, avec des catcheuses comme Ayako Hamada et Akino, j’ai entendu parler d’une promotion indépendante américaine 100% féminine : Shimmer (cf. Les Cahiers du Catch). Et si le niveau était (et est toujours) inégal, certaines lutteuses se sont très vite détachées du lot…

Rebecca Knox

Rebecca Knox, soit Becky Lynch dix ans plus tôt…

Outre Cheerleader Melissa que je connaissais déjà, donc, il y avait notamment l’Irlandaise Rebecca Knox, qui a été championne de France en 2006 mais je ne l’ai su qu’après coup. Je ne suis en tout cas pas le seul à considérer son premier match pour le volume 3 de Shimmer, quelques mois plus tôt le 12 février 2006 (à 19 ans !), comme l’un des meilleurs « débuts » de l’Histoire du catch ; je ne pourrais hélas pas expliquer pourquoi sans spoiler. Quand elle part s’installer aux États-Unis, elle répond à une interview où on lui apprend que le médaillé olympique Kurt Angle vient de rejoindre ma promotion préférée, la TNA, et elle se dit alors prête à l’y rejoindre bien que la compagnie n’a pas encore de division féminine à l’époque ! Hélas, en septembre, elle se blesse à l’œil et disparaît sans donner de nouvelles… pour finalement révéler qu’elle se la coule douce et essaie de devenir actrice, sans succès. C’était pour moi un immense gâchis et il m’a fallu des années pour faire mon deuil, jusqu’à ce que j’apprenne qu’elle avait non seulement repris le catch mais signé avec la WWE ! Aujourd’hui, elle fait partie de la fameuse « Diva Revolution » sous le nom de Becky Lynch

Mais toutes les catcheuses passées par Shimmer n’ont pas eu la même chance, notamment celles qui ont fait leur arrivée bien plus tôt à la WWE, comme Beth Phoenix ou Nattie Neidhart. La première a à la fois profité et pâti du manque de compétition, tandis que la seconde n’aura franchement pas été exploitée à sa juste valeur, et même insultée par un horrible arc narratif autour de problèmes intestinaux… Et pourtant, c’est elle qui révélera le renouveau de la division féminine en affrontant Charlotte à NXT en décembre 2014. Entretemps, la TNA a créé sa division féminine en 2007 autour de grands noms comme Gail Kim ou Awesome Kong, et en donnant leurs chances à des catcheuses de la scène indé, telles Angel Williams et Shantelle Taylor qui étaient justement en train de prendre la poussière depuis de longs mois dans un club-école de la WWE… Hélas, si cette division a rapidement joui d’une bonne réputation, on doit sans doute plus son succès dans l’audimat – les segments des « Knockouts » étaient souvent les plus regardés de l’émission Impact – à la plastique des Beautiful People qu’à la qualité des matches, quand même bien meilleurs qu’à la WWE…

Ayako Hamada

Ayako Hamada donne un coup de boule à Christy Hemme à la TNA (photo : Lee South)

Il faut dire que de manière générale, à part Cesaro et bien entendu plein de catcheurs japonais, quasiment tous mes catcheurs préférés (Goldust, Christian, Kurt Angle, Cheerleader Melissa, Nigel McGuiness, Davey Richards et même Great Muta) sont passés par la TNA, quand je ne les ai pas découverts directement là-bas : AJ Styles, Samoa Joe, Low Ki, Austin Aries, etc. Ce n’est pas pour rien que c’est ma promotion de catch favorite… Or justement, je me souviens qu’à l’arrivée de l’un d’eux, je m’étais dit que la seule nouvelle recrue qui pourrait surpasser ça, c’est ma catcheuse favorite, Ayako Hamada, mais je m’étais dit que cela n’arriverait jamais… Eh bien cela a pourtant eu lieu, et je me rappelle très bien avoir relu, le cœur battant, de nombreuses fois l’article l’annonçant ! En plus, dès son premier match à Impact, elle nous a offert sa spécialité : un moonsault (saut périlleux arrière) du haut du poteau sur son adversaire allongée sur une table. Le public avait alors scandé « This is awesome » ce qui, à l’époque, arrivait lors des meilleurs matches des pay-per-view mais rarement durant l’émission hebdomadaire. Son arrivée à la TNA a donc été une franche réussite…

C’est pourquoi cela m’a attristé quand Dave Prazak et Allison Danger, les commentateurs de Shimmer, ont critiqué son utilisation à la TNA de manière implicite – ils ne prononcent jamais ces trois lettres. Elle a évidemment donné de bien meilleurs matches au sein de la promotion indé, où elle a eu de meilleurs adversaires il faut dire, mais j’ai trouvé cela profondément injuste dans la mesure où ces mêmes commentateurs félicitent toujours les catcheuses qui signent avec la WWE – qui a donc droit de cité, elle – alors qu’on pourrait évoquer le cas de Serena Deeb… Quand cette excellente catcheuse y a enfin fait ses débuts à la télévision, on lui a rasé le crâne pour la transformer en alcoolique repentie au sein du clan de CM Punk. Elle n’aura servi que de manager à ce dernier et s’est faite licencier (pour avoir bu de l’alcool en public, et donc trahi le scénario) juste après son tout premier match télévisé… Cinq ans plus tard, les choses ont clairement bien changé pour les femmes à la WWE. Tout a commencé lorsqu’ils ont recruté Sara Del Rey, l’une des meilleures catcheuses américaines, entraînée par Daniel Bryan et pilier de Shimmer durant de longues années.

Sara Del Rey

Sara Del Rey soumet la non moins talentueuse Lacey à Shimmer

Alors qu’on attendait ses débuts à la télévision, elle est finalement devenue entraîneuse et, déjà de nombreux mois avant la « Diva Revolution » qui a notamment attiré l’attention du patron de Kotaku, le niveau avait déjà nettement augmenté. Certains ont pensé qu’on devait les progrès de catcheuses initialement médiocres comme AJ Lee et Brie Bella à leurs petits amis respectifs (respectivement CM Punk et Daniel Bryan), mais je suis persuadé que c’est surtout à Sara Del Rey que l’on doit cela. Le renouveau a cependant été nettement plus clair quand la WWE a engagé des catcheuses de base plus douées, pour la plupart justement passées par Shimmer comme Emma et surtout Bayley et Becky Lynch, dont les matches contre Sasha Banks lors de pay-per-view NXT sont considérés à raison comme les meilleurs de leur show respectif. Mais elles n’étaient pas vraiment débutantes, donc ! La situation actuelle n’est toutefois pas totalement satisfaisante, et certains comme Mick Foley se sont d’ailleurs plaints que Becky et Sasha n’ont justement pas eu la même opportunité depuis qu’elles apparaissent à RAW, c’est-à-dire dans l’émission principale de la WWE…

Paradoxalement, cet avancement n’en est donc pas un et la WWE est encore assez inégale dans ses choix de recrutement, continuant d’engager des mannequins par exemple. Même lorsqu’ils débauchent sur la scène indé, ils optent parfois pour des catcheuses correctes mais pas sans plus comme Tenille (Emma), Leva Bates (Blue Pants) ou encore Jessie McKay (Billie Kay). À l’inverse, Kana (rebaptisée Asuka) est une recrue exceptionnelle, mais beaucoup de ses fans (dont je fais partie) ont du mal à l’imaginer évoluer à la WWE, tant son style est stiff. L’un des plus grands regrets de ma vie est de ne pas être allé la voir à Japan Expo en 2012 ; je ne la connaissais pas à l’époque et sa tenue sexy en photo m’avait fait mauvaise impression. Je ne pouvais pas savoir qu’il s’agissait de la seule femme au monde (personnages de fiction compris) à avoir l’air badass même avec un costume dénudé ! Et maintenant qu’elle a signé à la WWE, je n’aurai pas de seconde chance et je ne la verrai même plus à Shimmer… Et puis jusqu’ici les Japonais ont rarement percé à la WWE, la blessure de Kenta ne permettant pas de savoir encore si ce dernier sera ou pas l’exception qui confirme la règle…

Kana

Sans le maquillage, la tenue dénudée de Kana est plutôt trompeuse…

La situation actuelle est donc frustrante d’autant que la TNA tombe plutôt dans l’excès inverse ; le recrutement est globalement meilleur avec Jessica Havok, Mia Yim (Jade) ou Santana Garrett (Brittany), mais c’est leur utilisation qui est d’autant plus décevante. Christy Hemme n’était peut-être pas un bon choix pour booker la division féminine… La TNA pêche sans doute par son assurance puisqu’il n’y a encore pas si longtemps, ils étaient les seuls à diffuser du bon catch féminin à la télévision. Et maintenant, tout le monde semble avoir oublié qu’ils avaient fait des efforts en la matière, et ce ne sont pas les seuls à être injustement ignorés. Le match Bailey/Sasha Banks du pay-per-view NXT Takeover Brooklyn était certes très réussi, mais cela m’a mis extrêmement en rogne quand le commentateur a conclu que « le catch féminin est de retour ». Ah bon ? Il était parti ? Pas pour moi et quelques autres. Il n’y a que la WWE qui l’a consciemment oublié pendant vingt ans – sans doute l’un des mauvais côtés de l’Attitude Era, période où le catch a tenté de cibler un public plus « adulte » en mettant l’accent sur la violence et le sexe… Vous imaginez l’utilisation des femmes qui va avec !

Et puis si je veux bien admettre que cet affrontement peut concourir au match de l’année, n’oublions pas que Shimmer produit neuf shows par an, soit un peu plus que de pay-per-view NXT, et que chacun d’eux offre au moins un match de ce calibre à mon avis… Surtout quand il y avait Ayako Hamada et/ou Kana ! Mais la force de cette promotion indé est parfois sa limite, puisque son ouverture à l’international fait que le roster est un peu surpeuplé ; certaines catcheuses n’apparaissent qu’à un ou deux shows sur les quatre enregistrés un même week-end. Ce serait moins gênant dans le cadre d’une émission télévisée hebdomadaire, mais avec huit shows enregistrés en deux week-ends par an, plus un show pour le week-end de Wrestlemania, c’est problématique… Cette organisation fait aussi qu’il est difficile de ne pas se spoiler les résultats, chaque DVD mettant de nombreux mois à sortir. C’est toujours mieux que Shine Wrestling qui n’a proposé pendant longtemps que ses six premiers shows en DVD alors qu’ils ont déjà dépassé les trente évènements ! Mais ils viennent de reprendre et se sont carrément mis au Blu-ray, ce qui est peut-être excessif.

Mercedes Martinez et Cheerleader Melissa

Il reste heureusement des catcheuses comme Mercedes Martinez et Cheerleader Melissa à Shimmer… pour le moment !

Or ces promotions sont vitales car, malgré tout, la WWE et la TNA ne donnent pas encore l’exposition que les femmes méritent. C’est pourquoi le fait que la WWE phagocyte la scène indé – cela s’inscrit dans un mouvement plus général – m’inquiète, car la compagnie siphonne littéralement le roster des petites promotions pour lesquelles les catcheuses ne peuvent plus travailler du fait de contrats d’exclusivité. Et au-delà de ça, une situation de monopole sans la moindre scène indépendante pour contrebalancer n’est jamais saine ; mais il y aurait de quoi écrire un autre article… J’ai en tout cas souvent pensé que ce mouvement féministe pourrait venir de la France, et pourrait même constituer une porte d’entrée pour un public qui a des préjugés sur le catch. D’une certaine manière, France Catch avait exploré cette piste mais semble s’être lancé depuis sur le marché sans doute plus rémunérateur des magazines spécialisés… Mais si les catcheurs ont l’habitude de voyager, il est difficile de bâtir une promotion sans talents locaux, et le paysage français n’est pas radieux en la matière. Je ne vois guère que Shanna à être parvenue à faire parler d’elle ces derniers mois.

D’origine portugaise mais vivant en France, Shanna a par exemple réussi une belle opération de comm’ pour arriver deuxième au TNA Gut Check Challenge, certes loin derrière l’Allemand Bad Bones, un habitué des rings d’Europe, mais aussi loin devant tous les autres, pour la plupart des hommes… Hélas, le timing s’est avéré malheureux car la TNA a mis fin à ce système de recrutement peu après. Depuis, elle a pu intégrer le roster de Shine Wrestling et a même fait un excellent match contre Lufisto à la WSU… hélas devant un public horriblement clairsemé – une cinquantaine de fans grand max. Je ne me fais pas forcément de souci sur sa carrière outre-Atlantique, mais tant qu’à faire, je préférais la voir à la télévision française pour autre chose qu’un combat de boue avec Valérie Benaïm sur D8… Percer dans un monde d’homme est difficile pour une femme quel que soit le domaine. Après tout, c’est statistique ; s’il y a beaucoup plus d’hommes, il y a proportionnellement plus d’hommes doués, en dépit d’éventuelles prédispositions. Et puis certaines catcheuses manquent encore d’assurance, mais ce n’est pas en les laissant moisir dans le vestiaire que ça s’arrangera !

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3 commentaires

    1. Bonne question… De manière générale, je me préoccupe plus de la qualité des matches que des storylines, vu que je suis habitué à ce qu’elles soient bien nazes (et pas qu’à la WWE)… :\ Or malgré la présence d’un manager, les matches de Charlotte restent plutôt corrects. J’ai surtout mal vécu que Ric Flair embrasse de force Becky, mais à part ça… ^^

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