10 raisons pour lesquelles je préfère la TNA

Le logo original de la TNA

Comme je le disais en introduction d’un article précédent, j’ai presque toujours tendance à opter pour le camp minoritaire et opprimé ; j’ai été fan de SEGA à l’époque où ils étaient dominés par Nintendo, puis fan de Nintendo quand Sony est devenu leader par exemple. Je préfère Pepsi à Coca Cola, Quick à McDo, j’ai voté Hamon, etc. Et il m’arrive même souvent de choisir le camp en difficulté avant même de savoir qu’il l’est, et la TNA est un excellent exemple – il y en aura un autre dans un prochain article. Mais il est ici important d’évoquer le concept d’allégeance. Un utilisateur des forums NeoGAF avait très bien expliqué la cause du « fanboysime » dans les jeux vidéo. Comme il est difficile de posséder toutes les consoles, il est naturel pour un joueur de se conforter régulièrement dans son choix en trouvant de bonnes raisons de ne pas en avoir fait un autre, et donc en dépréciant les avantages et les exclusivités des autres machines. Or il n’y a pas de raison que ce soit différent pour le catch, et j’avoue moi-même m’être (en partie) auto-persuadé que la WWE ou le catch japonais n’étaient plus « ce que c’était » pour avoir une bonne raison de n’avoir plus le temps de tout regarder… Et ce mécanisme est à mon avis au cœur même de la vision de la TNA par les fans de catch.

Il m’a fallu moi-même du temps pour m’y mettre, d’autant que le catch se suit comme une série ; il est très difficile d’accrocher du premier coup en arrivant en cours de route, sans connaître le moindre catcheur ou les storylines en cours. Or j’ai constaté de nombreuses fois que des fans critiquaient la TNA en ne l’ayant regardée qu’une fois ou deux voire pas du tout, en se fiant uniquement à sa réputation, d’emblée sulfureuse par la présence d’anciens de la WCW, le tristement célèbre scripteur Vince Russo en tête. Bien sûr, personne ne nie que la promotion a connu son lot de mauvaises décisions et de moments consternants, mais pas plus, et même sans doute bien moins que la WWE… Or il faut donc un minimum d’investissement pour s’en rendre compte, et la nouvelle stratégie de la société de Vince McMahon est pensée pour l’empêcher. Après tout, suivre deux promotions paraît plus facile que d’acheter (et d’alimenter) deux consoles rivales, mais la WWE a multiplié les émissions (NXT, 205 Live et il est parfois question de nouvelles pour le championnat anglais et Cie) afin d’accaparer l’intégralité du temps libre du fan de catch. Et comme le WWE Network est payant, cela pose de nouveau la question du choix avec les abonnements à d’autres compagnies (la NJPW notamment) et cela incite les fans à rentabiliser le leur en regardant un maximum d’émissions.

Le dernier logo en date d'Impact Wrestling

Le dernier logo en date d’Impact Wrestling, avec la mention de la GFW

Mais l’avantage d’avoir une petite compagnie qui traîne une mauvaise réputation depuis tellement longtemps qu’elle reste là sans être forcément encore justifiée, c’est qu’elle peut compter sur des fans certes moins nombreux, mais vraiment fidèles puisqu’ils ont fait l’effort de suivre jusqu’au bout, en dépit de tous les obstacles. Et il y en a eu beaucoup à la TNA, dont on prédisait la mort imminente depuis sa création et qui vient de fêter ses quinze ans. À noter que le sigle TNA, facile à scander pour les fans mais depuis toujours controversé parce qu’il se prononce comme « T & A » (« tits and asses »), a été peu à peu relégué au second plan dès l’arrivée de Hulk Hogan et sa clique début 2010, au profit d’Impact Wrestling. Et depuis peu, il a totalement disparu, profitant de la fusion avec la GFW, la promotion créée (au bout de près de deux ans) par le fondateur de la TNA Jeff Jarrett, après son départ fin 2013. Bref, voici dix raisons pour lesquelles je préfèrerais toujours la TNA/GFW/Impact Wrestling à la WWE :

10. La voix off

Cela peut sembler un détail, mais ça fait beaucoup pour l’identité d’une promotion. La WWE utilise souvent une voix off criarde (celle qui dit au début de chaque pay-per-view « And now, WWE presents… ») qui évoque celle que l’on entend dans les publicités de jouets pour petits garçons – ce n’est pas un hasard. Et on ne peut pas dire que la NJPW relève le niveau avec ses doubleurs censés être bilingues, et qui sonnent vachement comme dans cette bande-annonce horripilante. À la TNA, cela a parfois changé, mais le plus récurrent est Barry Scott, qui a une voix profonde à la James Earl Jones comme on peut l’entendre ci-dessous. Et la compagnie a eu la bonne idée de le mettre en avant, en le faisant apparaître physiquement dans la promotion du tout premier Bound for Glory, leur plus gros PPV de l’année, mais aussi dans l’introduction du récent Slammiversary XV, célébrant justement leurs quinze ans !

9. La mise en scène

La WWE est en net progrès, mais il y a encore une dizaine d’années, ses séquences backstage n’étaient pas du tout réalistes car les catcheurs faisaient comme si la caméra n’existait pas, comme dans une série TV… Or sous l’impulsion de Hogan/Bischoff, qui n’a pas eu que ses bons côtés hélas, les vignettes de la TNA ont commencé à avoir une approche plus moderne, filmées au Canon 5D en simulant un côté à l’improviste ; il arrivait fréquemment qu’un catcheur ferme la porte de sa loge en s’apercevant qu’il était filmé par exemple. Plus récemment, la compagnie a fait beaucoup parler d’elle avec les fameux segments Final Deletion et Cie liés au nouveau gimmick délirant de Matt Hardy. Mais aussi jubilatoire soit-il, les matches en question étaient hélas assez mal filmés et surtout truffés de faux raccords, les rendant difficiles à suivre. Honnêtement, je ne suis pas certain qu’ils auraient connu le même succès hors de l’ère du mème, mais je ne suis pas très friand de ce style fictionnel façon série cheap démocratisé par la Lucha Underground, et qui revient d’ailleurs à la WWE mais de manière plus assumée comme dans les segments du duo Breezango. Cela étant, Jeremy Borash, qui est vraisemblablement le réalisateur de ces saynètes, semble avoir fait des progrès si l’on se fie à son match contre Josh Mathews à Slammiversary XV, impliquant toutefois moins de monde et donc bien plus compréhensible, et même assez savoureux pour les fans de longue date…

Dans un registre plus subtil, j’aimais bien également les passages précédant à une époque chaque main event, où l’on suivait (de face) les catcheurs marcher dans les couloirs en direction de l’arène, accompagnés d’une version alternative et « simplifiée » de leurs thèmes d’entrée appelées prequels. Cela a disparu, mais je crois bien avoir vu quelque chose de similaire… à NXT. Et puis je pourrais citer plein d’autres petits détails, comme le vol vers le ring d’un hibou en ouverture de Slammiversary XV. Il se trouve que l’animal représente la société Anthem qui détient désormais la compagnie, mais j’ai toujours aimé ces petites bêtes…

Introduction de Slammiversary XV

8. La caméra

Puisque l’on parle de mise en scène, en tant que formaliste j’ai toujours été séduit par l’utilisation des caméras à la TNA. C’était même beaucoup plus créatif au début, car le réalisateur n’hésitait pas à effectuer des tonneaux façon 2001 pendant les entrées des catcheurs… J’ignore pour quelle raison cela a disparu, mais ça devait sans doute choquer le fan de catch réactionnaire que la moindre différence avec ce à quoi il est habitué (autrement dit la WWE) perturbe ; c’est assez récurrent comme on va le voir dès le prochain paragraphe… Ce qui est toujours là en revanche, c’est la grue qui permet de faire de jolies plongées sur le ring (pendant l’entrée de Bobby Roode typiquement), voire même de le survoler en plein match. Après, pour être honnête, il y a plein d’autres compagnies qui filment très bien comme l’évoque cette vidéo dédiée à la NJPW mais et l’on pourrait généraliser aux promotions japonaises. En fait, et pour le coup tout le monde peut s’accorder là-dessus, c’est surtout le style de réalisation de la WWE qui est très académique, que l’on doit en plus au très impopulaire Kevin Dunn… Le plus audacieux réside sans doute dans les panoramiques soudains vers un pied (ou une main) posé sur la corde au moment d’un tombé non validé par l’arbitre.

7. Le ring à six côtés

C’est sans doute l’un des éléments qui définit le plus l’identité de la TNA, et qui cristallise aussi d’ailleurs ce que les fans de catch traditionnel lui reprochent.  Il faut dire que le ring hexagonal, utilisé également par la AAA au Mexique, n’apporte pas grand-chose dans les faits et compliquerait même la tâche des catcheurs du fait d’un angle plus grand à chaque poteau, même si les cordes sont a priori mieux tendues en revanche. Lorsque Hogan et sa clique ont débarqué début 2010, c’est l’une des premières choses qu’il a fait supprimer, et avec un dédain assez évident en plus, comme si c’était ce que tous les fans attendaient depuis longtemps… Or même si cette ère a créé une certaine effervescence au départ, avec le retour des Monday Night Wars, il est clair que la compagnie a commencé à perdre des fans de la première heure, au profit d’un public certes plus large mais sans doute plus volatil… Le ring à six côtés est d’ailleurs revenu à la mi-2014 suite à un sondage réalisé auprès des fans.

L'emblématique match Ultimate X

L’emblématique match Ultimate X

6. Matches signatures

Chaque compagnie a ses matches spécifiques, et la WWE en a de très sympas comme l’Elimination Chamber, mais il y en a pas mal d’autres bien ridicules ou qui ont perdu de leur charme avec le temps, comme le Hell in a Cell qui n’a plus grand intérêt s’il n’implique pas un Mick Foley ou un Shane McMahon susceptibles de sauter du haut de la cage… À la TNA, le plus fameux est indéniablement l’Ultimate X, où des catcheurs de la X Division (les poids moyens) essaient d’attraper un X (ou une ceinture, un contrat, etc.) suspendu au croisement de deux câbles tendus au-dessus du ring. Comme partout ailleurs, les tentatives d’inventer de nouveaux types de match ont rarement été couronnées de succès (Elevation X, Steel Asylum), car il est difficile de faire original et efficace tout en conservant des règles simples. L’un des matches signatures le plus récurrent, le King of the Mountain Match, est d’ailleurs souvent critiqué pour son principe alambiqué, même s’il serait sans doute plus simple s’il s’agissait d’un match à échelle classique et non d’un match « inversé » où l’on doit suspendre la ceinture. Cela étant, il se trouve que la narration y est souvent assez réussie, car le concept des pénalités et du fait de devoir être éligible pour gagner permet de créer du suspense.

De nos jours, les innovations en termes de nouveaux types de match sont plutôt rares, et il faut donc aussi saluer Impact Wrestling d’avoir tenté le coup avec le Grand Championship. Après de nombreux changements d’appellation, ce titre secondaire a fini par trouver son identité en étant disputé dans des matches en trois rounds de durée fixée. On gagne soit par un tombé ou une soumission, comme d’habitude, mais aussi si l’on remporte plus de points, attribués à chaque round par trois juges suivant un système hérité de la boxe où le meilleur a forcément 10 points. Et mine de rien, ce concept crée des situations de suspense inédites – le champion doit absolument neutraliser le challenger qui le mène au points, par exemple – même si l’on en a peut-être déjà fait le tour, quoique le récent match entre EC3 et Moose semble avoir prouvé le contraire. Ce qui me gêne davantage est la faible durée des rounds, trois minutes, toutefois allongée judicieusement à cinq minutes pour les pay-per-views.

Le Grand Championship

Le Grand Championship est sans doute l’un des meilleurs apports de la courte ère de Billy Corgan

5. Les règles

Et puisque l’on parle de règles, voici encore un bon exemple de quelque chose qui, à mes yeux, rendait la TNA meilleure que la concurrence, du moins à ses débuts car, ça aussi, ça a disparu… Peu de gens s’en souviennent mais initialement, on pouvait y perdre son titre par disqualification. Ce qui évitait donc le booking facile consistant à faire tricher un heel vers la fin du match pour qu’il reste champion sans gagner le match et sans affaiblir le babyface. C’est d’ailleurs à se demander pourquoi un champion heel ne commence pas systématiquement son match par un coup dans les roustons… Cela a dû arriver avec Randy Orton d’ailleurs, mais d’habitude le General Manager intervient et redémarre le match, cette fois sans disqualification – ce qui permet bien sûr plein d’interventions extérieures des complices du champion… Je ne sais plus quand la règle a disparu, mais sans doute au moment de la création de la nouvelle ceinture de champion en 2007, remplaçant celle de la NWA rendue vacante parce que Christian Cage refusait de la défendre sur d’autres territoires. Je me souviens cependant que des rumeurs disaient qu’Abyss n’était pas censé prendre le titre à Sting lors de Genesis 2006, lorsque ce dernier s’est disqualifié en poussant l’arbitre. Mais cela me semble peu crédible, car l’officiel aurait très bien pu juger l’offense insuffisante pour mettre fin au match.

4. Les commentateurs

Les commentateurs de la TNA ont souvent été critiqués, même après avoir été parfois appréciés à la WWE comme Josh Mathews…  Cela dit, à part Jim Ross, très peu de commentateurs trouvent grâce aux yeux des fans. Et l’un des plus emblématiques de la TNA, et donc le plus haï, est Don West. Cet ancien animateur de télé-shopping spécialisé dans le sport (cartes de baseball et Cie), parodié par Will Ferrell lors de sketches du Saturday Night Live hélas impossibles à voir en France, est connu pour en faire des tonnes. Après tout, il était payé à faire croire à des acheteurs qu’ils faisaient une affaire démentielle, et il continue d’ailleurs de vendre des goodies pour Impact. Mais je lui trouve un entrain communicatif qui donne l’impression que chaque match est exceptionnel, alors que la plupart des commentateurs m’agacent… Je ne suis vraiment pas fan de Jim Ross, de son personnage, et le plus populaire actuellement est Mauro Ranallo mais je le trouve insupportable, enfin sans doute moins que le beauf Jerry Lawler ou le fade Michael Cole… Dans un premier temps, j’avais aimé la mauvaise foi à l’ancienne d’un JBL, mais il est vite passé en pilote automatique horripilant. De tous ceux qui se sont succédés (relativement) récemment à la WWE, je crois que j’ai préféré Mick Foley, mais il n’a pas supporté longtemps que McMahon hurle dans son oreillette…

3. Les musiques d’entrée

De manière générale, je suis plus musique électronique que metal, et il y a vraiment très peu de musiques d’entrée de catcheurs que j’aime vraiment. Cependant, et bien que je regarde de moins en moins la WWE, presque toutes leurs musiques me saoulent (à part celle de Sasha Banks que j’ai dans mon mp3), en particulier celles qui n’ont pas changé en quinze ans comme celle de John Cena, ou l’insupportable thème de Dean Ambrose qui redémarre littéralement toutes les quinze secondes. Cela étant, je me suis rendu compte que ce n’est pas toujours une question de style ; cela tient aussi au fait que la WWE se produit dans des arènes plus grandes, que les catcheurs mettent ainsi plus de temps à parvenir jusqu’au ring, et donc on entend les musiques d’entrée beaucoup plus longtemps à la WWE qu’ailleurs, ce qui laisse plus le temps de s’en lasser. Et il y a donc forcément moins de risque avec la petite Impact Zone d’Orlando… Mais il y a en plus quelques thèmes que j’adore, sans forcément d’ailleurs être fan du catcheur associé, comme les musiques Killa Queen pour Madison Rayne ou Trouble pour EC3. Enfin, malgré son passage de courte durée à Impact, je possède deux des thèmes (sur trois je crois) de Kenny King, dans un style beaucoup moins rock il faut dire.

2. L’absence de plafond de verre

L’une des grandes critiques formulées à l’égard de la WWE, c’est le fameux « plafond de verre » qui empêche certains midcarders de percer malgré leur popularité auprès des fans, comme c’est arrivé encore récemment avec Dolph Ziggler ou Cesaro. La situation s’est tout de même amélioré depuis l’essor des ex-indés comme CM Punk et Daniel Bryan, mais il fut un temps où des catcheurs se sont fait virer (Mr. Kennedy) ou ont démissionné (Christian) pour aller à la TNA où ils ont tout de suite été main eventers. Bien entendu, la TNA les a consciemment mis en avant, mais la hiérarchie y est nettement moins forte qu’à la WWE. Beaucoup de poids moyens ont pu passer à la vitesse supérieure, en particulier Austin Aries qui, après un premier run décevant, a parfaitement réussi le second en créant « l’option C » qui a ouvert la voie à Chris Sabin voire, indirectement, Eddie Edwards. D’autre part, la TNA donne une plus grande liberté créative aux catcheurs qui a permis à certain de trouver leur gimmick (Rosemary) et de devenir extrêmement overs (Eli Drake), alors que certains d’entre eux étaient passés inaperçus à la WWE (EC3, Drew Galloway). Ce qui est assez ironique, c’est que la WWE essaie parfois voire réussit de les débaucher à nouveau, comme ils l’ont fait avec Doc Gallows suite à son succès à la NJPW, alors que ce dernier s’était longtemps cherché à la WWE en faux Kane, puis en redneck (Festus), puis en homme de main de CM Punk !…

Drago

1. (Presque) tous mes catcheurs préférés y sont passés

La raison pour laquelle j’ai commencé à m’intéresser à la TNA est que je voulais savoir ce qu’était devenu Goldust, et mon intérêt s’est renforcé quand Christian, l’un de mes catcheurs préférés à la WWE quand je me suis remis au catch en 2002, a lui aussi fait le saut alors qu’il n’était pas exploité à sa juste valeur à la WWE. Et par la suite, comme je l’ai déjà expliqué dans un article précédent, presque tous mes catcheurs préférés (Kurt Angle, Doug Williams, Cheerleader MelissaAyako Hamada) sont venus. Parfois en coup de vent, certes, mais il y a au moins le plaisir de la surprise, comme avec Great Muta, Serena Deeb, Ivelisse et récemment Christina Von Eerie et Naomichi Marufuji. Dans le peu de temps où j’ai suivi la RoH (vers 2008-2009), j’ai surtout découvert Nigel McGuiness, Davey Richards et Claudio Castagnoli, et seul ce dernier n’a pas (encore ?) été à la TNA. Quand j’ai vu le résumé de la saison 1 de la Lucha Underground, dont le concept ne me séduit pas des masses, j’ai surtout flashé sur Drago ; devinez qui a participé à Slammiversary XV et aux derniers enregistrements d’Impact ? La réponse en gif animé ci-dessus. À part Cesaro, donc, Becky Lynch et Asuka, il n’y a pas beaucoup de catcheurs à la WWE que j’envie à part ceux qui viennent de la TNA !

Alors bien sûr, un catcheur que j’aime ne deviendra pas moins bon à la WWE et il pourra même y être aussi bien voire mieux exploité, même si c’était encore impensable à l’époque de R-Truth ou Braden Walker… Mais je préfèrerais toujours qu’un catcheur indé que j’aime signe à Impact, aussi parce que les contrats de la compagnie de Nashville sont moins exclusifs. Dans les débuts, il était courant que certains catcheurs soient à la RoH et la TNA en même temps, et cette dernière invitait d’ailleurs parfois des catcheurs de l’extérieur directement pour des pay-per-views, comme Austin Aries typiquement. C’est moins vrai aujourd’hui avec des relations moins bonnes entre promotions, mais ce système subsiste avec les Knockouts. Et je préfère forcément voir une catcheuse que j’apprécie dans mes deux promotions préférées (Impact et Shimmer) plutôt que dans une seule que je n’aime pas beaucoup… En plus, même quand les catcheuses sont mal utilisées à Impact, il y a de fortes chances pour qu’elles le soient bien mieux à Shimmer qui n’a pas les contraintes de temps de la télévision.

Jade contre Rosemary

Jade a quitté Impact, mais je la retrouverai sans doute à Shimmer… contre Rosemary qui y catche également

Tout n’est pas parfait non plus, hein ?

Cette liste de dix points n’est sans doute pas tout à fait exhaustive mais, à l’inverse, je ne nie pas qu’il y ait eu des problèmes à la TNA, et qu’il y en aura encore à Impact. Bien entendu, le booking est loin d’être parfait, mais je ne suis pas vraiment certain qu’on puisse le considérer comme pire que celui de la WWE. Ce qui est sûr, et là objectivement, c’est que la TNA a connu de grosses difficultés financières liées à de mauvais choix de management, et c’est ça qui a coûté à la compagnie ses meilleures stars : AJ Styles, Samoa Joe, Bobby Roode, Austin Aries, Eric Young, Christopher Daniels, Kazarian, etc. Même si la promotion a fait beaucoup d’efforts pour mettre en avant de nouveaux catcheurs, il est évident que la perte de ceux-là a non seulement endommagé le star power de la TNA, mais aussi son identité ; ces gars-là y ont passé tout de même entre dix et quinze ans de leurs carrières respectives. Mais c’est peut-être aussi pour cela qu’ils commençaient parfois à tourner en rond, et un changement d’air n’est pas forcément mauvais. Cela étant, le vrai problème sur lequel Impact doit travailler selon moi, c’est la durée des matches. Pendant trop longtemps, mais c’était peut-être en partie parce que le vieillissant Sting était champion, même les main events de pay-per-views ne dépassaient guère les 15 minutes. Or, sans aller aussi loin que la NJPW, la WWE a compris depuis un certain temps déjà qu’il faut des matches de 20 à 30 minutes pour que ça soit vraiment épique. Et je pense que des matches longs constituent le secret d’un bon booking !

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