Cinéma

Converti à la 3D… mais pas à la conversion !

Mad Max: Fury Road (2015)

Résignée, Furiosa songe à ce qu’aurait pu donner Mad Max en vraie 3D…

J’ai déjà beaucoup eu l’occasion de défendre la 3D sur mon blog, que ce soit au cinéma ou dans les jeux vidéo, et je pensais ne plus avoir à en reparler comme le procédé semblait s’être démocratisé, du moins dans les salles obscures… Mais l’actualité récente, en particulier suite au succès de Mad Max, m’oblige de nouveau à aborder le sujet car la majeure partie du public n’a sans doute même pas conscience de l’étonnante escroquerie que Hollywood est en train de nous concocter. Moi-même, je pensais naïvement pouvoir boycotter les films convertis, du moins contre le désir de leurs auteurs (My Soul to Take, Le Dernier Maître de l’Air), mais il faut dire qu’à l’époque, c’était tellement raté que ça se voyait au premier coup d’œil. Hélas, Marvel et Warner en particulier ont raffiné le procédé – il faut dire que les blockbusters contiennent de plus en plus d’images de synthèse – et il est donc en train de se généraliser. Le site Real or Fake 3D recense les films tournés en 3D et ceux qui sont convertis, et on y voit clairement comment le rapport de force a basculé en 2015 ! Et c’est d’autant plus déprimant que la plupart des films en vraie 3D sont des films d’animation…

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Alors, hasard ou réalité scientifique ?

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J’avais hésité avec le visuel de « Voyance discount » mais il était trop petit…

Je tiens sans doute cela de ma grand-mère maternelle et de ses ancêtres bretons, mais j’ai toujours été assez superstitieux. Non pas que j’aie peur des chats noirs (au contraire) ou que je ne passe jamais sous une échelle (au contraire) mais, comme la plupart des gens finalement, j’ai besoin de donner du sens aux choses et j’ai tendance à interpréter les évènements. Néanmoins, du fait de ma formation globalement scientifique, j’ai fini par apprendre que tout n’est que coïncidence. L’étude des probabilités m’a même montré qu’il y a souvent plus de chances qu’une coïncidence se produise que le contraire. Mais tout dépend aussi de ce que l’on appelle une coïncidence ; si on lance six fois un dé par exemple, on a plus de chances d’avoir au moins deux fois le même résultat que six résultats différents.

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La curiosité n’est PAS un vilain défaut !

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Maintenant que j’ai votre attention, du moins je l’espère, je vais pouvoir vous parler de quelque chose qui me tient à cœur, peut-être ce qui me tient le plus à cœur depuis quelques années. Certains vieux grincheux nous disent que le cinéma est mort ou que le jeu vidéo est mort. Moi je dis que c’est la curiosité qui est morte. Mais on va le voir, c’est aussi un peu le temps libre qui est mort, et à l’heure où on nous dit de travailler plus, ça devient très inquiétant. Ce n’est pas que pour générer du trafic que j’ai choisi des images mignonnes dans cet article, mais parce que c’est bien l’un des symptômes du problème. Lorsque j’ai relayé cet article sur ma page Facebook, où le classement du fil d’actualité par popularité empire d’ailleurs le phénomène, il est passé totalement inaperçu. Alors j’ai ajouté cette vidéo en commentaire et j’ai eu très vite deux « j’aime ». Mais au commentaire, pas à mon article…

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Trois séries françaises littéralement fantastiques !

La Brigade des maléfices (1971)J’avoue ne pas avoir prévu de parler de séries sur ce blog ; la preuve en est que j’ai mis cet article dans la rubrique « Cinéma ». Mais je n’allais pas en créer une autre juste pour cette occasion et après tout, les séries relèvent de l’art cinématographique et celles-ci ont même été tournées en pellicule ! C’est un article du numéro de septembre 2013 des Cahiers du Cinéma qui m’a fait découvrir que la télévision française a produit bon nombre de séries et téléfilms fantastiques ou de science-fiction de la fin des années 60 jusqu’au début des années 80… J’ai gardé tout ça dans un coin de ma mémoire jusqu’à mon dernier anniversaire où j’ai reçu, comme l’année précédente, un bon d’achat pour la boutique de l’INA. Et en allant dessus, je suis tombé sur un autre film de la collection Les Inédits Fantastiques qui avait en partie motivé l’article des Cahiers. Mais le choix fut difficile pour moi car la série mentionnée dans l’article qui me tentait le plus n’était précisément pas disponible, à savoir L’homme sans visage de Georges Franju. Et l’offre de l’INA ne se limite pas aux DVD, puisque certaines séries sont disponibles en VoD, et sans DRM contrairement à Arte. Enfin, elle semble s’être encore étoffée récemment, et une prochaine fois, je serai sans doute tenté par le Fantômas de Claude Chabrol ou par Aux frontières du possible. La première saison de cette dernière datant de 1971, cela signifie que cette année-là, l’ORTF a produit deux séries d’enquêtes surnaturelles à la X-Files !!!

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La 3D doit-elle être immersive ?

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Avec tous mes articles faisant l’apologie de la 3D, on pourrait penser que je fais partie des nombreux amateurs de high-tech à attendre l’Oculus Rift de pied ferme. Après tout, ce casque affiche aussi de la 3D, et avant de me décider pour un écran passif puisque j’ignorais que ça existait, j’avais même pensé au visiocasque HMZ de Sony, qui permet de voir les deux images en simultané sans le scintillement désagréable des lunettes actives. Mais j’avais déjà des réserves sur ce système pour des raisons purement pratiques ; si j’aime autant l’écran auto-stéréoscopique de la 3DS, c’est qu’il me permet de voir la 3D sans empiler les lunettes sur ma tête. Alors ajouter un casque… De plus, j’ai toujours été sujet à la cinétose (motion sickness), c’est-à-dire que je suis souvent malade dans les transports, et que certains jeux vidéo me donnent la nausée, en général quand il y a beaucoup d’exploration et que la caméra est amenée à beaucoup tourner (lire mon édito sur le Mag), en particulier quand elle est très proche du protagoniste (les récents Batman, le dernier Tomb Raider).

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Le Mythe de la Caserne

Dracula 3D (Dario Argento, 2012)Après plus d’un mois sans publier de nouvel article, il était temps de s’y mettre ! Je tiens quand même à préciser que ce texte était prévu de longue date, mais j’ai été pris par pas mal de choses concernant mon activité au sein de l’association MO5.COM (dont plusieurs journées de déménagement intensif). J’ai même déjà planifié le prochain article, mais j’ai d’abord « besoin » de celui-ci. Alors c’est vrai qu’il est audacieux de traiter un film comme Dracula 3D après La Grotte des rêves perdus, mais c’est ça aussi l’avantage de ma vue bifocale ; mes deux yeux n’ayant pas la même myopie, le droit voyant plus près que le gauche, je suis une demi-dioptrie vivante ! Et c’est ainsi que j’ai la faculté d’avoir un double point de vue sur les choses, et d’apprécier de la même manière des œuvres très différentes !

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Herzog Drei, le rêve retrouvé

La grotte des rêves perdus (Werner Herzog, 2010)La Grotte des rêves perdus a sans aucun doute constitué mon premier vrai choc cinématographique en matière de 3D. Il faut dire que jusque là, les seuls films en relief que j’avais vus à l’occasion du retour en grâce du procédé, avaient été des films d’animation ou à la rigueur des films « hybrides » comme Avatar ou Alice au pays des merveilles. La 3D avait au moins contribué à donner vie à des lieux et à des personnages imaginaires, et même amélioré le mélange d’éléments réels et en images de synthèse (dans le film de James Cameron en particulier) – autrement dit, les incrustations. Mais je pense que ces expériences sont trop irréelles pour vraiment faire ressentir l’apport du procédé dans la représentation du réel. Quelques mois auparavant (en avril 2011), Wim Wenders en avait donné un aperçu avec son documentaire sur Pina Bausch. Mais malgré quelques belles idées (les danseurs au milieu de la maquette, le tramway aérien), et l’adéquation naturelle de la 3D avec les spectacles vivants, le film ne m’avait pas transporté. Alors qu’à la fin du documentaire de Werner Herzog, j’étais presque en larmes.

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Donner du relief au cinéma

Le Crime était presque parfait

Le film était presque parfait… Ne manquait que la 3D !

Ce texte vient en complément de mon édito publié sur le Mag de MO5.COM et qui parlait déjà beaucoup de cinéma – j’ai du mal à m’en empêcher. Je comptais au départ publier cet article sur ma page Facebook, mais l’outil disponible est trop limité pour un intégriste de la mise en page comme moi ; à défaut d’être argumentés, j’aime bien que mes propos soient « justifiés » ! Je me suis donc décidé à créer ce blog perso exprès pour cet article… Pour ce qui est du jeu vidéo, je n’ai pas grand chose à dire de plus, si ce n’est que la 3D me manque sur console de salon et PC, et que je ne comprends toujours pas l’intérêt de vouloir absolument afficher en 2D une image modélisée en 3D, même s’il y a plein de considérations techniques à prendre en compte, la 3D exigeant un framerate double (ou une résolution double) de la normale. En revanche, en ce qui concerne le cinéma, ma position n’est pas aussi tranchée, ou du moins je ne crois pas que la 3D doive supplanter la 2D, de même que je considère le cinéma d’animation et le cinéma traditionnel comme deux arts différents qui peuvent coexister. Ils demandent des techniques très différentes, même si le résultat est similaire et que beaucoup de blockbusters peuvent même être aujourd’hui considérés comme hybrides vu de la quantité de plans composites ou tout en image de synthèse.

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Le TOP 5 des trucs que personne il te le dit sur les Blu-ray 3D alors que c’est vrai

L’Étrange créature du lac noir (Jack Arnold, 1954)Ce n’est pas vraiment avec cet article que je voulais démarrer ce blog. Seulement voilà, le texte qui me l’a fait créer fait référence à ce top 5 que j’avais publié à l’origine sur Facebook. Ce fut d’ailleurs l’occasion de constater une première fois que l’outil proposé par le réseau social pour composer des articles est loin d’être convaincant. Pour cette version Director’s Cut de ce top 5 – un concept qui va faire école, c’est clair – je commencerai par répondre une bonne fois pour toutes au mini-débat qu’il avait suscité. À la question « à quoi ça sert la 3D ?« , je répondrai une nouvelle fois « À quoi sert la musique de film ? À quoi sert la couleur ? À quoi sert le format cinémascope ? À quoi sert le montage ? À quoi sert un travelling ? À quoi sert une courte focale, un téléobjectif ? À quoi sert le profondeur de champ ? Et surtout : à quoi servent les comédiens ? » Le cinéma dans son ensemble, comme toute forme d’expression, est inutile. C’est bien pour ça qu’il est indispensable. Trêve de pensée du jour (#perefouras), place au top :

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